Carnaval de Brasil
Andrés Calamaro
Carnaval de Brasil
La muse est une seule muse
Ou c'est un serpent à plusieurs têtes,
Les chercheurs de promesses,
La tentent avec de la bière,
Si elle s'en va, elle peut revenir, un jour ou l'autre,
Pour donner son réconfort, au poète mal parlé.
Ce ne sont pas des femmes absentes, ce ne sont pas des couteaux dans les dents,
Ce ne sont pas des mardis de carnaval au Brésil,
Ce ne sont pas des chansons urgentes,
Ce ne sont pas des affaires en suspens,
Ce ne sont pas des mardis de carnaval au Brésil,
(tristesse n'a pas de fin)
Il faudra dégainer les épées du texte,
Et écrire une chanson même sans prétexte,
Et la dédier au premier qui passe en marchant,
À celui qui reste pensif, à celui qui ne veut pas penser,
À l'oubli sélectif, à la mémoire perdue,
À ceux des morceaux de vie qu'on ne perdra jamais… jamais.
Ce ne sont pas des femmes absentes, ce ne sont pas des couteaux dans les dents,
Ce ne sont pas des mardis de carnaval au Brésil,
Ce ne sont pas des chansons urgentes,
Ce ne sont pas des affaires en suspens,
Ce ne sont pas des mardis de carnaval au Brésil,