Ay, Amor
Victor Manuel
Ah, Amour
Ah, amour qui réveille les pierres !
Ah, celui qui ne te sent pas autour !
Ah, amour, qui nous ouvre les portes !
Ah, amour, si nécessaire comme le soleil !
Quand tu appelles, je suis là
à l'heure que tu dis, j'y vais.
Tant de fois tu nous enlèves la peine
comme tant de fois ton goût est amer.
Ah, amour, du jardin, menthe :
comme une épine, le désamour peut faire mal.
Quand tu appelles, je suis là,
à l'heure que tu dis, j'y vais.
Ah, amour qui réveille les pierres !
Ah, amour qui renverse les frontières !
Si c'était possible d'attacher,
te garder toujours près,
pouvoir te contrôler,
savoir chaque pas que tu fais,
si tu sors ou si tu entres,
si tu viens ou si tu pars,
les nez à montrer.
Ah, amour, comme l'immense est la mer !
C'est l'amour qui trouble les veines
comme il invente les marées ou la fleur.
Ah, amour, qui nous tient éveillés
et à celui qui dort, même l'horloge s'arrête !
Quand tu appelles, je suis là,
à l'heure que tu dis, j'y vais.
Ah, amour, comme la poussière d'étoiles !
Ah, amour qui renverse les frontières !
Ah, amour qui renverse les frontières !
Ah, amour qui réveille les pierres !