Piscina
Tião Carreiro e Pardinho
Piscine
Dans le jardin, j'ai fait la piscine qu'elle voulait
Là, combien d'après-midis les eaux bleues ont embrassé son corps
Elle est partie après le dernier bain, j'ai gardé l'eau
Qui a réchauffé son corps, et cette piscine, a tout parfumé
Les rayons du soleil faisaient son corps briller dans les vagues
Appelant son nom, fou de désespoir, je plonge dedans
Je nage à l'aveuglette, sanglotant en pleurs, étreignant les eaux
Dans cette douce illusion, que dans cette étreinte, je l'étreins
Piscine, qui garde un secret, tous les matins, elle s'y baignait
Elle semblait un ange, son corps de fée, sa peau rosée, que le soleil bronzait
Même si j'avais asséché la piscine, ça ne servirait à rien
Elle serait pleine de toutes mes larmes, que je verse maintenant
Eau de la piscine, tu nettoies tout sauf la douleur
Qui est dans ma poitrine, à vivre loin de celle que j'aime tant
Les feuilles sans vie que le vent emporte, au bord de la piscine
Viennent prouver le désordre, et le triste abandon de ceux qui vivent là
Je suis aussi une feuille, balayée par la longue balayette du temps
Je ne sèche la piscine, que sous le soleil de la nostalgie, de l'amour que j'ai perdu
Piscine qui garde un secret, tous les matins, elle s'y baignait
Elle semblait un ange, son corps de fée, sa peau rosée que le soleil bronzait