Miedo
SHÉ
Peur
Nous avons tous des peurs, non ?
C'est la mienne
Le temps est ton trésor
Prends-en soin comme de ta vie
Parce que ta vie, c'est le temps
Qu'il te reste, ce n'est pas éternel
Ne cherche pas de sens
Aux choses que tu ne comprends pas
Qu'est-ce que ça fait si on nous attend
Au ciel ou en enfer ?
Ce qui compte est ici
Alors prends-le en compte
Hier tu avais 12 ans
Et aujourd'hui en te réveillant tu en as 50
Je parle d'années, de jours
Qui s'ajoutent à la liste
Des jours que tu gaspilles toujours
À la recherche d'un indice
Le temps passe
Pendant que j'écris
Il passe alors que je pourrais faire
D'autres choses que je ne dis même pas
Et c'est ça la vie
Je vis en attendant la fin sans hâte
Parce que je sais que tôt ou tard
Je ne serai que cendre
Tout s'en va, comme l'horloge
Qui chaque jour te rappelle
Tout le temps qu'il te reste
Et celui que tu as déjà gaspillé
Tout s'en va, comme l'envie
Que j'avais il y a quelques jours
Et la défaite que je ressens
Quand je ne ressens plus rien
La vie est courte, oui
Comme cette réflexion
Dans la vie, on sait
Ce qu'on doit dire et ce qu'on ne doit pas
Ma vie c'est d'essayer de me sentir bien
Pour le moment
Parce que je sais qu'être heureux éternellement
Ce n'est pas possible
Peur, peur de dépendre d'une autre personne
Peur quand je vois que même mon âme ne contrôle pas
Peur parce que je pense que ce n'est pas comme je pensais, il n'y a pas plus de peur que celle qu'on ressent
Quand on ne ressent rien
Peur, peur de rester écoeuré et fatigué
Que ma seule ambition soit de revenir au passé
Peur, j'ai peur, je le jure
Il n'y a pas plus de peur que de me coucher
Et de me lever complètement incertain
Les heures sont des moments
Que je n'ai peut-être pas profités
J'ai laissé passer tant de moments
Que finalement je me suis demandé
À quoi ça sert de passer
Toute une vie entre des batailles
Si à la fin il y aura une fin
Qui emportera tout ? Et alors ?
Mon cœur me gagne
Je n'ai jamais manqué d'ambition
Mais je dépends du temps
Bien que je défende l'illusion
Il y a des périodes
Des époques durables et dures
L'argent guérit bien que ma tristesse
N'ait pas de remède
Chaque fois tout s'efface
Plus vite, personne ne prévient
Chaque fois ça devient plus grand
Cette chaussure qui nous écrase
La douleur, je ne sais pas si c'est ce qui fait mal
Ou ce que je ressens
Quand je pense
Que rien ne peut aller pire
Chaque jour il est plus difficile d'affronter
Que si j'arrête de me battre
Je mourrai d'être mortel
Je sais que
Peu importe le pourquoi
Ni même le lieu
Ce qui compte est ici à l'intérieur
Le reste m'est égal
Vingt ans déjà
Je ne sais pas grand-chose
Mais tout ce que je sais
Je te promets que c'est vrai
Je préfère la fantaisie
La réalité est si cruelle
Comme la grande nostalgie
Que je ressens pour Noël
Je continue de grandir
À mesure que le temps passe
Et plus je grandis et connais
Je crois que je comprends moins
Hier je savais moins qu'aujourd'hui
Mais hier j'étais content
Je suppose qu'il est tard, alors
Je ne regrette rien
Je continue de me réveiller seul
Dans mon lit chaque matin
Ce n'est pas que ma fille me laisse
C'est que ma fille n'existe pas
Je continue de me coucher seul
Dans mon lit chaque nuit
Et ce n'est pas que je me sente seul
Pas du tout, c'est que je me sens triste
Peur, peur de dépendre d'une autre personne
Peur quand je vois que même mon âme ne contrôle pas
Peur parce que je pense que ce n'est pas comme je pensais, il n'y a pas plus de peur que celle qu'on ressent
Quand on ne ressent rien
Peur, peur de rester écoeuré et fatigué
Que ma seule ambition soit de revenir au passé
Peur, j'ai peur, je le jure
Il n'y a pas plus de peur que de me coucher
Et de me lever complètement incertain
Comment écrire une chanson
Qui parle d'amour ? Dis-moi ?
Si chaque relation que j'ai eue
A été de mal en pis
Si je ne me comprends plus
Avec rien ni personne
Je suis ce gars que tu vois au fond
Seul, assis à n'importe quelle danse
J'ai passé de bons moments
Avec des gens que j'aimais
Des moments merveilleux
Avec des gens que j'ai aimés
J'ai perdu en un instant
Tout ce qui m'importait
Et cet instant s'est évaporé
Avec tout ce que j'ai gagné un jour
Tu peux passer un million
De moments agréables, tu sais ?
Toute une vie heureuse
À ses côtés
Il suffit qu'il y ait
Une seule seconde inconfortable
Pour penser que ça ne vaut rien
Tout ce qui s'est passé
(C'est comme ça)
Et quand tu écris
Tu te dévoues pour transmettre un message
Et quand tu demandes quelque chose au ciel
C'est parce que tu ne vis même pas
Quand tu mesures chaque pas
Tu es esclave du temps
Brise les règles
Car rien ne t'en empêche
Aux gens ça ne leur importe pas
Ce que tu dis, vraiment
Pour les gens tu es un de plus
Je ne sais pas ce que tu attends ?
Parle aux gens de leurs vies
Mais pas de la tienne
J'ai parlé de la mienne
Et je ne suis qu'un type ordinaire
Que suis-je censé faire
Penser ou dire ?
Si tu es né pour grandir
Et que tu apprends pour souffrir
Parfois tu peux choisir
Bien que d'autres fois même ça
Un baiser peut être un motif
Pour abandonner ou continuer
Peur, peur de dépendre d'une autre personne
Peur quand je vois que même mon âme ne contrôle pas
Peur parce que je pense que ce n'est pas comme je pensais, il n'y a pas plus de peur que celle qu'on ressent
Quand on ne ressent rien
Peur, peur de rester écoeuré et fatigué
Que ma seule ambition soit de revenir au passé
Peur, j'ai peur, je le jure
Il n'y a pas plus de peur que de me coucher
Et de me lever complètement incertain