Esteros de Los Tromplillos
Jorge Guerrero
Estuaires des Tromplillos
Je vais faire une traversée
Dans cette plaine qui est mienne
Sur ma pensée de cowboy
Profitant de la fraîcheur
D'un réveil pittoresque
Que m'offre le matin
Aujourd'hui le jour s'est levé beau
La montagne est bien verte
Et la savane bien claire
Bien qu'il y ait quelques nuages
Qui viennent avec l'intention
D'assombrir le soleil
Juillet est parti et août arrive
Ma terre plate est inondée
N'importe quel petit ruisseau
Arrose le village curano
Il reste des petits coins boueux
Où le bétail se regroupe
Et des sons plaintifs
De crapauds, grillons et grenouilles
Entre lait et miel
Avec un litre de parmana
Chantant sur un cheval
Avec mon chapeau et ma ruana
L'amour me tombait dessus
D'une brune élancée
Quand reviendrai-je à mordre
Sa petite bouche sucrée
Estuaire des tromplillos
Où j'ai lié ce veau
Sur mon petit cheval gris
Fils du taureau lebruno
Le numéro un du fer
Mon cheval ruano se dégradait
Les os du vieux mulet
Qu'on appelait cangrejo
Il est mort il y a six étés
Mon estuaire se pourrit
Comme un témoin sincère
De la dureté de ma plaine
Alors que je me dirige vers le cubarro
Je dois partir tôt
Là-bas je vais batailler avec la boue
Sans être de la famille des cochons
Là-bas on voit la montagne au loin
Avec un horizon plat
Bien que s'ils étaient des crabes
Je pourrais le toucher à la main
Demain quand je reviendrai
Par la grâce de Dieu
Je veux me souvenir des fois
Où j'ai erré quand j'étais jeune
À traîner sur tes sentiers
Solitaire et sans cowboy
Estuaire des trompillos
Je t'aime comme un frère