Ay Ines!
Jaime López
Oh Inès !
La bande me faisait des clins d'œil, tu te souviens
Quand tu passais par notre coin en allant chercher du pain
Ton robe rouge, je restais muet, c'est vrai
Puis ton regard me donnait un frisson mortel
Fais que la terre m'engloutisse, je priais, la tête baissée
Avec les compliments de mes potes, qu'est-ce qu'ils vont penser de moi ?
Maintenant tu me sors que tu aimais vraiment Juan
Parmi mes amis, c'est le plus vulgaire, c'est certain
Tant de douceur, tant de finesse, ma chère Inès
Des phrases réfléchies, des rimes, la voix de Gardel
Tant de parfum pour rien, le coffre a avalé le papier
Et ce portrait du jour du mariage nous regarde vieillir
Oh Inès, il ne te reste plus qu'à dormir et rêver
Oh Inès, et les Don Juans dans les couloirs
Lancent leurs fleurs à ta manière de marcher, si sensuelle
Tout à ton passage, c'était comme un ouragan
Comme le sang coulait pour être le galant triomphant
Tu es mon ciel - c'est ce que tu m'as dit - le premier amour
Mais c'était pour un autre, amour impossible, ton cœur
Ta chevelure rappelle maintenant l'odeur de la mer
Sur l'oreiller, ce palmier prédit un orage
Oh Inès, il ne te reste plus qu'à dormir et rêver
Oh Inès, il y a un Don Juan qui assaille le couloir
Oh Inès, il ne te reste plus qu'à dormir et rêver
Oh Inès, je ne sais plus si je dois rire ou pleurer
Oh Inès.