Meu reino encantado (part. José Camillo)
Daniel
Mon royaume enchanté (feat. José Camillo)
Je suis né dans un coin heureux
Loin de la population
C'est là que j'ai vécu des années
Avec papa, maman et mes frères
Notre maison était grande
Sur le flanc d'une colline
Un enclos pour séparer les veaux
Et à côté un grand hangar
Dans le jardin, il y avait un four à bois
Et un verger où les oiseaux chantaient
Un abri pour ranger le pilon
Et les outils que papa utilisait
Le matin, j'allais à la grange
Je prenais une épi de maïs
Je l'égrainais et le jetais au sol
En un instant, les poules accouraient
Notre char à bœufs bien entretenu
Quatre paires de bœufs de première
Quatre jougs, seize cannes
Adossés au pied du figuier
Tous les samedis, j'allais au village
Faire les courses pour toute la semaine
Papa criait après les bœufs
Moi, devant, j'ouvrais les portails
Notre petit domaine
Entouré de grandes fermes
Nous devions vendre la propriété
À un grand éleveur de bétail
Et nous sommes partis pour la grande ville
La nostalgie est partie à mes côtés
Les cultures sont devenues des lotissements
Et mon royaume enchanté s'est évanoui
Aujourd'hui, il ne reste que trois choses
Que le temps n'a pas encore détruites
La vieille ruine effondrée
Et le figuier qui me fait signe
Et enfin, il reste la nostalgie
D'un bon temps qui est déjà parti
Oublié sous le figuier
Notre vieux char à bœufs