Matemática de la carne
Bely Basarte
Mathématiques de la chair
On est allés faire l'amour
Et on dirait qu'on revient de la guerre
Je me suis senti astronaute quand tu m'as ouvert la porte
Perdue dans tes grains de beauté, disant adieu à la terre
Effaçant sur le paillasson le chemin de miettes
Pour que personne ne suive la direction que tes jambes entrevoient
Quand tu marches point par point, formant une ligne
Une droite entre mes courbes et tes sous-entendus, avec précision
Les minutes ont filé, te tenant près
Cachés et jouant muets ensemble à ce tour ou ce gage
Avec le langage des mains
Lis à l'aveugle chaque sillon de peau
Mais aussi tes lèvres
On vit sans horaires, loin des calendriers
Des vers de passion et non d'anniversaire
Tout ce que je ne t'ai pas dit, je l'ai fait
Des cicatrices que je me rappelle encore, des rêves
Quand on s'est réveillés dans des quartiers
Mon plus sincère bisou, bisou, réveille-moi
Aide-moi à défaire le lit
Je te mangerais en vers mais j'avalerais mes mots
Alors mieux vaut qu'on reste sans parler
J'ai perdu le sens de l'amour mais pas celui du sarcasme
Alors je te ferai de l'humour jusqu'à l'orgasme
J'ai vu des yeux amoureux pleins de croûtes
Mais il n'y a pas de meilleur toast que ceux que font tes cils
Tu es sur ma liste de rêves réalisés
Et dans celle des péchés partagés
Brisons ensemble la barrière du son
Quand le gémissement engloutit le bruit et
Faisons ensemble toutes les malices
Le régime des cannibales
Je fais partie de ceux qui ont toujours cru aux signes
Alors frappe-moi, mords-moi, laisse-moi des bleus
(Oh oh, oh oh, oh)
Mon plus sincère bisou, bisou, réveille-moi
Aide-moi à défaire le lit
Je te mangerais en vers mais j'avalerais mes mots
Alors mieux vaut qu'on reste sans parler
J'ai perdu le sens de l'amour mais pas celui du sarcasme
Alors je te ferai de l'humour jusqu'à l'orgasme
J'ai vu la faim se mêler au désir
Mais il n'y a pas de meilleur horizon que de te voir allongée
(Oh, oh)
Bisou, bisou
Réveille-moi