Caruso
Bárbara Muñoz
Caruso
Là où brillent les mers,
et souffle fort le vent,
sur un vieux balcon,
face au golfe de Sorrente.
Un homme serre une femme,
sans retenir ses larmes,
il dit adieu encore,
et recommence le chant.
Je t'aime tant, mon amour,
je t'aime tant, tant et tu le sais bien,
et dans la distance, mon amour,
aujourd'hui résonnent plus que jamais tes mots.
Une autre vie, une autre ville,
encore loin de ses bras,
tout tourne autour de lui,
et les années passent.
Une autre lettre, un appel,
les souvenirs sont déjà des centaines,
des larmes dans ses yeux,
et sa voix est un lament.
Je t'aime tant, mon amour,
je t'aime tant, tant et tu le sais bien,
et dans la distance, mon amour,
aujourd'hui résonnent plus que jamais tes mots.
Bientôt il arrivera dans sa terre,
dans sa patrie si chérie,
mais il sait qu'il est trop tard,
il ne lui reste presque plus de vie.
Toute sa force et son énergie,
il les a laissées en Amérique,
et maintenant il revient presque fini,
vers son amour qui l'attend encore.
Il ne reste plus là-bas,
que des triomphes et des échecs,
seulement les rêves d'hier,
de l'écume derrière le bateau.
Et ainsi près de la fin,
son cœur s'éteint doucement,
et il n'y aura plus d'adieux,
et il recommence le chant.
Je t'aime tant, mon amour,
je t'aime tant, tant et tu le sais bien,
et dans la distance, mon amour,
aujourd'hui résonnent plus que jamais tes mots.
Je t'aime tant, mon amour,
je t'aime tant, tant et tu le sais bien,
et dans la distance, mon amour,
aujourd'hui résonnent plus que jamais tes mots.