La Vengo a Dejar
Atahualpa Yupanqui
Je viens la laisser
Ça me brûle dans la poitrine
La mélodie d'une vidala
Et je marche seul dans les champs
Je n'ai ni tambour, ni caisse
La vie, c'est que des chemins
Tout est sable et distance
Et cette mélodie me consume
Mon cœur avec sa braise
Là-bas, au-dessus des montagnes
La Lune ronde passe
Oh si je pouvais qu'elle m'aide
Oh si la Lune descendait
Si je l'avais dans mes bras
J'aurais la meilleure caisse
Pour l'accompagner doucement
Pendant que je lâche la vidala
Pour chanter à Mailín
À Añatuya et à La Banda
À Herrera, à Suncho Corral
À Salavina et Barrancas
Et parcourir tout Santiago
Avec une Lune comme caisse
Puis me perdre dans la montagne
Cherchant la salamanca
Je lève ma caisse et entonne
Pour ma terre un chant
C'est tout ce que j'ai
C'est mon unique bien
Je viens la laisser
Ne devrait pas être santiagueño
Celui qui ne sait pas vidalear
C'est pourquoi j'apporte cette mélodie
C'est mon unique bien
Je viens la laisser
Oh mon cher Santiago
C'est mon unique bien
Je viens la laisser