A Mulher Da Erva
Zeca Afonso
La Femme de l'Herbe
Vieille de la terre brune
Elle pense que c'est déjà la pleine lune
Bougie que la vague condamne
Éclatée en morceaux sur le sable
Jupe déchirée
Montant la route
Encore la nuit
Rompant, elle vient
La femme
Prend dans ses bras
De l'herbe fraîche
Un bien suprême
Chante le merle
Dans un bosquet
Sur le chemin
Va la femme
Mon seigneur
Dans cette marche
Je ne me souviens même
Pas de l'aube
Il y en a qui vivent
Sans rien remarquer
Il y en a qui meurent
Sans le savoir
Vieille brûlée
Vieille carbonisée
Vends les fruits
Si tu veux manger
En soirée
La femme atteint
Celui qui lui achète
De ses délices
Pour donner
À la chèvre douce
Herbe fraîche
De la couleur de la mer
Sur le trottoir
Une tache noire
A tout recouvert
Et là elle est restée
Allez, vieille
De la jupe noire
Fleur qui au vent
Est tombée au sol
En hiver
Tu auras de l'abondance
De l'herbe dehors
Un bien suprême
Chante merle
Ta tristesse
Matin jeune
.. ne revient jamais.