Fabrika Kizi
Zafer Peker
Fille de l'usine
Chaque matin à l'aube
Une fille passe devant ma porte
Elle tourne au coin et disparaît
La tête baissée, fatiguée
Dans l'usine, elle roule le tabac
Comme si c'était pour elle-même
En roulant, elle rêve
Comme tous les gens
Elle veut avoir une maison
Et un mari qui ne boit pas
Dieu lui donnera ce qu'il faut pour vivre
Pourvu qu'elle soit heureuse chez elle
Dehors, la pluie commence
Dans son cœur, une profonde douleur
Des larmes coulent de ses yeux
La fille de l'usine pleure
Pourtant, même dans son lit
Elle ne peut pas trouver le sommeil
Comme sa vieille mère
Elle ne connaît pas sa féminité
Les machines piquent comme des épines
Chaque jour, elles blessent son cœur
Ses mains devraient tricoter
Mais chaque jour, elle se bat pour du pain
Chaque soir au crépuscule
Une fille passe devant ma porte
Elle tourne au coin et disparaît
La tête baissée, fatiguée
Dans l'usine, elle roule le tabac
Comme si c'était pour elle-même
En roulant, elle rêve
Comme tous les gens