Puro Parcerito
Oblivion's Mighty Trash
Puro Parcerito
Je reste là à regarder une
Palme depuis le belvédère
Et je ne suis pas en Californie
Encore moins à New York
Ici on parle de potes
Et on parle pas de gens
On voit des rappeurs bidons
Ici y'a pas d'OG Locs
Des poses de photo de stock
Au milieu du bruit
Je porte des lunettes de soleil
Comme ça je vois pas cette merde
Et je scrute le terrain
Pour voir si je peux passer
Aveugle avec des yeux
Qui ne savent pas où
Il faut marcher
La mort tombe au hasard
Sur des frères et des enfoirés
Entre maisons et disputes
On peut traîner
Mais je peux pas trop parler
Si je l'ai vue de loin
Si elle vient, je me tire
Qu'elle ne puisse pas m'attraper
Je sens que je vole
En me défonçant et
En marchant dans ma ville
J'ai pas peur
De me perdre ni
De ce qui peut arriver
J'ai juste deux jours de sûrs
Ou au moins ça dans les chansons
Je dois écouter
Et qu'est-ce qu'ils savent (yo), et qu'est-ce qu'ils savent
Sur ce qui vient à mon esprit
Pendant que je fume du safran
Je sais pas où ils sont mais je sais
Qu'ils me regardent
Me parlent, et me donnent
Des conseils que je n'appliquerai pas
Je dois arrêter de divaguer
L'étreinte de mes potes me
Donne des sujets de conversation
Je chante juste et je dois pas penser
Ils savent que j'en ai besoin même
Si je sais pas l'exprimer
Et on marche ensemble au
Milieu de la rue
Mort de rire comme ça
Même si les calculs nous trahissent
Bien qu'on nous crie de nous taire
Y'a plus personne pour nous faire taire
On survole tout
Sans analyser les détails
Des rayons oranges des
Lampes au-dessus de nous
Les caractères du singe
Toujours au même endroit
The Chronic qui passe dans le haut-parleur
Bien sûr
Cette vibe m'appelle
Je réponds à personne d'autre
Ici on est nous
Nous sommes ça
En décembre ou en août
Sans masques, sans frais
Qu'on soit sobre ou en fête
Même pour être heureux
On paie des impôts
On change de place
Pour pouvoir discuter
Il nous reste peu de temps
Et beaucoup à se rappeler
L'après-midi me rattrape
Mais je veux rester
On traîne à perdre du temps
On veut pas le récupérer
Ici on est nous
Nous sommes ça
En décembre ou en août
Sans masques, sans frais
Qu'on soit sobre ou en fête
Même pour être heureux
On paie des impôts
On change de place
Pour pouvoir discuter
Il nous reste peu de temps
Et beaucoup à se rappeler
L'après-midi me rattrape
Mais je veux rester
On traîne à perdre du temps
On veut pas le récupérer