Canción Por La Unidad Latinoamericana (part. Chico Buarque)
Milton Nascimento
Chanson pour l'Unité Latino-Américaine (feat. Chico Buarque)
La naissance d'un monde
Fut retardée un instant
Ce fut un bref laps de temps
Dans l'univers, une seconde
Cependant, on aurait dit
Que tout allait s'achever
Avec la distance mortelle
Qui sépara nos vies
Ils ont accompli le travail
De désunir nos mains
Et de faire en sorte que les frères
Se regardent avec peur
Quand les années passèrent
Les rancœurs s'accumulèrent
Les amours furent oubliés
On semblait des étrangers
Quelle distance si douloureuse
Quel monde si séparé
Je n'aurais jamais trouvé
Sans apporter de nouvelles vies
Et qui garantit que l'histoire
Est une charrette abandonnée
Au bord d'une route
Ou dans une station ingrate
L'histoire est un wagon joyeux
Plein d'un peuple content
Qui écrase indifféremment
Tous ceux qui la nient
C'est un train traçant des rails
Ouvrant de nouveaux espaces
Agitant de nombreux bras
Balançant nos enfants
Ce qui brille de sa propre lumière
Personne ne peut l'éteindre
Son éclat peut atteindre
L'obscurité d'autres côtes
Qui va empêcher la flamme
De sortir illuminant la scène
De sortir enflammant l'assemblée
De sortir inventant une autre trame
Qui va empêcher que les vents
Frappent des portes mal fermées
Retourner des terres mal travaillées
Et répandre nos lamentations
Et enfin qui paie le chagrin
Du temps qui s'est écoulé
Des vies que cela a coûté
De celles que cela pourrait coûter
Une étoile a déjà été lancée
Pour ceux qui savent voir
Pour ceux qui veulent atteindre
Et marcher enlacés en elle