El Blues de la Soledad
Miguel Rios
Le Blues de la Solitude
C'est cette chanson qui a fait tout
qu'un taxi m'a sifflé.
Sais-tu si ce café existe encore ?
Comment aurais-je pu supposer
que tu jouerais là-bas
au même piano
dix ans plus tard pour moi.
Nuits de rage et de jeunesse
imbibées de blues.
Je ne t'ai pas dit que tu étais plus belle
ni toi le classique
« mec, que tu es jeune ! ».
Et on a enfin fini la bouteille
qu'on avait laissée il y a dix siècles.
À mi-chemin.
Vas-tu rester pour le concert ?
j'ai encore notre chanson en tête.
Il dit que le blues est un état d'esprit
un manuel pour apprendre à pleurer
la bande-son du désamour
un chat en chaleur caché dans une ruelle.
Dans le même club
au chaud du blues de la solitude...
la pluie nous a encore réunis.
Penser qu'un taxi m'a poussé
à te sortir du coffre.
L'alcool a conservé
tes hanches dans la naphtaline.
Ne me dis pas qu'il s'est écrasé
sur le siège arrière d'une Volkswagen bleue
notre blues.
Ne pose plus de questions
arrête l'oubli
entre à fond dans la vie
comme un ouragan.
Vers l'endroit où tu as été heureux
il vaut mieux ne jamais essayer de revenir.
Une chanson est comme un élastique
connectée au cœur.
Il dit que le blues est un état d'esprit
un manuel pour apprendre à pleurer
la bande-son du désamour
un chat en chaleur caché dans une ruelle.
Dans le même club
au chaud du blues de la solitude...
(bis)
Une chanson est comme un élastique
connectée au cœur.