Saudade de Minha Terra
Michel Teló
Nostalgie de ma terre
À quoi bon vivre en ville ?
Si le bonheur ne m'accompagne pas
Adieu, petite Pauliste de mon cœur
Je veux retourner dans mon pays natal
Voir les matins, quand les oiseaux
Au lever du jour commencent à chanter
Avec satisfaction, je selle l'âne
Sur le grand chemin, je pars au galop
Et j'écoute le bétail beugler
Le sabiá chantant sous le Jequitibá
Ô ma sainte, mon cher pays natal
Je vis dans le regret de t'avoir quitté
Cette nouvelle vie ici en ville
De tant de nostalgie, j'ai pleuré
Ici, il y a quelqu'un qui dit m'aimer
Mais ça ne me convient pas, j'y pense
J'ai de la peine, mais cette brune
Ne sait pas le système dans lequel j'ai été élevé
Je suis ici à chanter, écoutant de loin
Quelqu'un pleure avec la radio allumée
Quelle immense nostalgie des champs et des bois
Du doux ruisseau qui traverse la plaine
Le dimanche, j'allais me balader en canoë
Dans les belles lagunes aux eaux cristallines
Quel doux souvenir de ces fêtes
Où il y avait des danses et de belles filles
Aujourd'hui, je vis sans joie
Le monde me maltraite, mais il enseigne aussi
Je suis contrarié, mais pas vaincu
Je suis bien guidé par des mains divines
Pour ma petite maman, j'ai déjà télégraphié
Que je me suis lassé de tant souffrir
Ce matin, je partirai
Pour la terre chérie, qui m'a vu naître
J'entends déjà en rêve le coq chanter
L'inhambu piaillant dans l'obscurité
La lune argentée éclairant le chemin
L'herbe mouillée depuis la tombée de la nuit
Je dois y aller pour tout voir là-bas
C'est là que je suis né, là où je veux mourir