Loco Por Verte
Manuel Carrasco
Fou de te voir
Trop fatigué de t'attendre, trop impatient de t'enlacer, comme hier...
Et tellement fou de t'avoir, si fébrile, si impatient, comme hier.
Je veux qu'on s'aime à l'aveugle, oui,
Embrasser tes mains, toucher ta bouche, sentir ta peau...
Et revivre dans notre lit le doux drame de ton
Corps qui s'en va.
Tu es l'eau et je suis la source, je coule avec ta
Courant, m'en allant...
Je veux qu'on s'aime à l'aveugle, oui,
Embrasser tes mains, toucher ta bouche, sentir ta peau...
Parce que sans toi je serai...
Comme la rivière... je n'aurai rien de mien...
Tu seras la vague qui se perd si seule.
Mon cœur blessé a déjà perdu la raison
Et si tu ne reviens plus, je sens
Que je vais devenir fou...
Fou de te voir... fou... fou de te voir.
Je ne rêve que de te caresser comme l'herbe, t'entourer...
Homme et femme...
Avec le monde dans le regard et mon corps dans ton âme
Se déversant.
S'enlacer à l'aveugle, oui... embrasser tes mains,
Toucher ta bouche,
Manger ta peau...
Parce que sans toi je serai...
Comme la rivière... je n'aurai rien de mien...
Tu seras la vague qui se brise si seule.
Mon cœur blessé a déjà perdu la raison.
Pauvre rivière, je n'aurai rien de mien... !
Pauvre vague qui se perd si seule,
Mon cœur blessé a déjà perdu la raison.
Je sens que tu ne reviens plus et je pense que je vais
Devenir fou... fou de te voir...
Fou... fou de te voir.
...et me perdre dans ta taille, te parcourir si nue
(sève pour ma soif)... s'enlacer toujours à
L'aveugle, oui...
Embrasser tes mains, boire ta bouche, manger ton miel... !
Et si je ne reviens jamais te voir et pour toujours
Éternellement
Tu seras une rivière qui s'éloigne de la mienne,
Je serai la vague qui se brise si seule.
Seuls, tristes, sans avenir
Et déjà juste pouvoir sentir.
Pauvre rivière, je n'aurai rien de mien,
Pauvre vague qui se brise si seule,
Mon cœur blessé
Mon cœur blessé
Pauvre rivière, je n'aurai rien de mien
Pauvre vague, qui se perd si seule...