Destino Cruel
La Mona Jiménez
Destin Cruel
Quatre heures du matin, une fille
Morte de froid et de solitude
Je lui ai offert un manteau
Une main d'ami
Un vrai ami
Et dans ses yeux
Il y avait tant, tant de douleur,
Mais la police
Nuit et jour
La cherchait avec acharnement
Mon foyer était son refuge
Ce mois de juillet glacé
Susy riait, heureuse
Soudain, un matin
Elle s'est réveillée si belle
Et je ne savais quoi dire
Cette fille si malheureuse et sans paix,
Elle m'a surpris, elle m'a aimé,
Elle m'a offert sa chaleur*
Je suis tombé amoureux sans réfléchir.
Quand on fait l'amour,
Je t'aime, je te désire,
Quand on fait l'amour,
Je me souviens de ton petit visage
Oh, ce que je ressens, petite,
Je veux te dévorer
Quand on fait l'amour
Je pense seulement à chez toi
Quand on fait l'amour
Je suis désolé pour tes parents
Oh, ce que je ressens, fille
Je ne veux pas te rendre
Pendant que je la protégeais
Ses parents la cherchaient
Et la justice aussi
Mais c'est la vie
Ils la trouveront un jour
Parce que la loi, c'est la loi
Susy m'a donné,
Ce que personne, personne ne m'a donné
Elle était ma fille, à moi,
Rien qu'à moi, mais Dieu me l'a enlevée
Ils cherchaient partout
À la radio, dans les journaux
Ils la cherchaient sans relâche
Je n'ai pas pu refuser
Parce que j'ai vu sa mère
Voir sa fille pleurer
Un centre de rééducation
L'attendait cette fois
Mais elle a dit que c'était
Un enlèvement
Et derrière les barreaux, j'ai fini
Nous ne ferons plus l'amour,
Pour moi, tu es déjà morte
Tu t'es moquée de mon amour
Et tu m'as mis en prison
Oh, ce que je ressens, Susana
Je veux devenir fou
Notre amour est fini,
Il ne reste que le souvenir
Je vais mourir dans cette prison,
Seul, seul comme un chien
Oh, ce que je ressens, Susana
Ça marque un destin cruel