Alma Que Ociosa Te Sientas
Joaquín Díaz
Âme, que tu oisiveté te pèse
Âme, que ton oisiveté te pèse
Gâchant l'occasion
Est-il possible que tu ne ressentes
Mes douleurs, mes affronts
Ma mort, ma peine et ma douleur ?
Lève-toi, dépêche-toi
Car un amoureux t'appelle
Cherche la pierre précieuse
Que tu trouveras, amoureuse
Si tu empruntes le chemin sacré
Larmes du cœur
De pur chagrin pleurons
Pour que tous nous puissions
Récolter les fruits de la Passion
À la première station
Je veux que tu remarques
Avec quelle résignation
J'ai porté pour ta rédemption
Plus de cinq mille coups de fouet
Homme, regarde et considère
Ému de compassion
Qu'à cette première station
On me condamne à mourir
Entre un voleur et un autre
À la deuxième, avance
Tu verras qu'en tumulte varié
Tout le peuple décide
Que sur le son de la trompette rauque
On me mène au Calvaire
Un crieur guide
Vers le sommet élevé
Et l'innocent agneau
Est accablé d'un bois
La gêne et le poids
Je suis tombé à la troisième station
Et tous là ont crié
Que le menteur meure, qu'il meure !
Et avec une indignation féroce
Ils m'ont relevé du sol
Une corde autour du cou
Ils m'ont mise pour tirer
Mais avec tant de violence
Que pour poser le pied
À peine me laissent-ils de la place
Larmes du cœur
De pur chagrin pleurons
Pour que tous nous puissions
Récolter les fruits de la Passion