BERLINO
Ernia
BERLINO
Tu es partie, on dirait que tu fuyais
C'est sûrement ma faute, je ne sais pas comprendre
Tu es la neige que j'écris, tu es comme Edvige
Et même si je ne le dis pas, tu n'as pas l'air heureuse
Un carillon sonnera pour toutes ces soirées où
Dans une rue que je ne connais pas, tu passeras dans l'obscurité
Lève toutes tes certitudes, je suis comme des orties
Si tu veux une direction, je laisserai des miettes
Ça passera
Le gris sur Berlin s'en ira
Comme le masque que tu portes
Quand il fait tôt et que tu te dépêches dans la ville
Tu es rapide parce que tu marches comme papa
Et nous sommes similaires, mais là tu te libères
Et tu ne te limites plus
À être distants, nous sommes les PDG
Accumuler des pensées, c'est une avalanche sur une pente
Pour nous, un bruit commence toujours par un froissement
Le claquement des portes qui commence par un grincement
Nous sommes arides avant une crue
Nous étouffons dans le silence pour ne pas susciter de peine
Être tous d'un même bloc, c'est juste du théâtre, la colère nous empoisonne
Demande-toi si ça en vaut la peine
Un carillon sonnera lors de certaines soirées limpides
Et je le briserai quand il ne saura pas te dire que
Il n'y a pas de raison d'être toujours dure
Ça n'apportera pas de clarté dans une forêt sombre
Ça passera
Le gris sur Berlin s'en ira
Comme le masque que tu portes
Quand il fait tôt et que tu te dépêches dans la ville
Tu es rapide parce que tu marches comme papa
Et nous sommes similaires, mais là tu te libères
Et tu ne te limites plus
Parfois, je sais, tu te sens comme si tu ne comprenais pas
Tu es partie comme si tu punissais en partant
Ceux qui n'y ont jamais cru, mais là tu te trompes
Il suffit que tu demandes de l'aide et on fera nos bagages
Ça passera
Le gris sur Berlin s'en ira
Comme le masque que tu portes
Quand il fait tôt et que tu te dépêches dans la ville
Tu es rapide parce que tu marches comme papa
Et nous sommes similaires, mais là tu te libères
Et tu ne te limites plus
Car, même si je ne le veux pas, même la pluie de Berlin finira par passer
Je t'ai imaginée un million de fois le matin
Quand il fait tôt et que tu te dépêches dans la ville
Tu es rapide parce que tu marches comme papa
Et nous sommes similaires, mais là tu te libères
Et tu ne te limites plus