No Se Toca
Emiliano Zerbini
On ne touche pas
Le soleil grandit sur ma colline et répand sa splendeur
Sans métaphore, je me trouve pour chanter ta douleur
Et la lune vient te voir, passe et reste pour éclairer
Puis elle s'en va à l'aube, seule dans sa solitude
Les prières que te récite ce peuple de laboureurs
Vont au-delà du paysage, ce sont des chants et du marron
C'est l'histoire répétée, c'est douleur sur douleur
C'est Potosí, la mémoire qui hisse sa chanson en drapeau
Je veux que tu comprennes qu'il y a certaines choses
Qui ne se vendent pas, qui ne s'achètent pas
La liberté, le sang et l'histoire
Ce sont des choses simples qu'on ne touche pas, non monsieur !
J'ai grandi sous ce ciel, et mon sang attend ici
Et les enfants qui jouent ici sont la plus pure vérité
Ne vois-tu pas que la beauté de leur marche est en danger
Sur cette terre qui a tant donné et qui ne peut plus
Si tu prends un moment et que tu réfléchis
C'est aussi simple que le sol, l'air, le vin et le pain
Et si nous parlons avec respect, avec sagesse et dignité
Ils empoisonnent notre eau et s'en vont sans dire au revoir
Je veux que tu comprennes qu'il y a certaines choses
Qui ne se vendent pas, qui ne s'achètent pas
La liberté, le sang et l'histoire
Ce sont des choses simples qu'on ne touche pas, non monsieur !
Le petit Chili se lève et à Patquía, le Capallan
Ils ont coupé les chemins à la douleur transnationale-
Car la plus grande richesse est de vivre en liberté
Ce cri de la terre s'est accroché à son palais
Ne me parle pas de progrès, de richesse et de clarté
Ton discours ne se souvient pas de la douleur d'Andalgala
Ni non plus d'Ongamira ni de Quilpo dans la solitude
Ni des veines latines ouvertes de par en par
Et j'ai déjà dit ce que j'ai dit et comme je suis venu, je m'en vais
En espérant que ce rythme ne dérange pas le patron
Des choses qui nous font mal sort mon chant joyeux
Ce cri devient une chanson quand il ne peut plus
Je veux que tu comprennes qu'il y a certaines choses
Qui ne se vendent pas, qui ne s'achètent pas
La liberté, le sang, l'histoire
Ce sont des choses simples qu'on ne touche pas, non monsieur !
On ne touche pas
On ne touche pas
Le Famatina, on ne touche pas