Milonga y Baguala
Catherine Vergnes
Milonga et Baguala
Je te sens baguala, pour ce qui s'apaise
Je te vois milonga dans ma corde tendue
Je ne ressens rien, je ne vois rien et ça me déplaît
Quand l'une s'éloigne, l'autre s'en va aussi
Baguala, je te vois avec un style pampéano
Milonga, je te sens par la bordona et la prima
Si ça ne se passe pas ainsi, je perds la rime
Et ça ne sert à rien si je ne suis pas baqueano
Milonga et baguala, vigüela et gorge
Dans la même tenue, ça ressemble à une autre fête
Et en voyant celle qui danse, tournant les griffes
Je ne crois pas qu'aucune d'elles semble être sainte
C'est pourquoi je pense que c'est baguala
À cause de la poussière qui s'élève en dansant
Quand par milonga, elle s'échappe
De celui qui, dans la corde, te fait vibrer
Et parce que c'est milonga, le plus fougueux chante
Dans les arènes de dressage, en tant que payador
Où le meilleur des éperonneurs brille
Comme c'est beau le poncho qui flamboie pour les autres
Si ce n'est pas baguala, je doute qu'il y ait
Un autre requinte qui soit agréable
De celui qui par habitude a déjà milongué
Ce qui fait trembler un cri de bienvenue
Baguala et milonga, son et cadence
Qui à chaque résonance, allonge l'espace
Où l'on cherche avec passion virile
Ce qui garantit, nous avons de l'affection
Désir de patrie que le temps embrouille
Où s'entrelacent l'estampe et la guitare
Au cri de forme, flairant les griffes
Du même pelage, milonga et baguala