Flores de Invierno
B.Rock
Fleurs d'Hiver
Grand-mère, même si tu es partie
Tu es toujours là près de moi, pas aussi près que je le voudrais
Avec l'eau du printemps, mon âme de cire t'écrit
Avec le calme de celui qui attend, qu'un jour se lève à nouveau
Tu étais ma prière en guerre, mon voile de peine et de temps
Tu étais mon feu, ma terre, ma glace, mon sable et mon vent
Et maintenant je me repens
Je pleure mon tourment
Pour ne pas t'avoir dit je t'aime plus souvent au bon moment
Et je suis désolé
De ne pas être venu te voir plus
De ne pas t'avoir dit avant
De ne pas t'avoir serrée plus fort
De te montrer devant mon visage indifférent
De devoir te voir partir
Pour apprécier ma chance
Tu m'as appris à être une personne, avant d'être un bon petit-fils
À savoir dire pardon et comprendre ce qu'est le respect
À bien prendre soin des choses
À tenir mes promesses
Et que parfois peu de roses font un jardin complet
Grand-mère, tu as été ma meilleure école
Les chaussures de cet homme portent ton nom sur la semelle
Si je savais que Dieu vit, il y a deux choses que je demanderais
Que ton souvenir m'apaise et que ton absence ne me fasse pas de mal
Je te demande pardon pour la douleur qui m'afflige
De t'écrire une chanson avec ce que je n'ai pas dit
Grand-mère
Quel grand doit être le ciel
Pour que le cœur qui a un jour aimé mon grand-père y tienne
Tu seras dans le ciel... Quand tu prendras ton envol
Aujourd'hui mon âme pleure à nouveau et mes fleurs d'hiver se fanent à nouveau
Tu resteras dans le temps, ton souvenir est éternel
Je ne crains pas l'obscurité, car d'un endroit je sais que tu pourras nous voir et que tu pourras nous voir
Je peindrai dans l'eau la forme de mes idées
Quand le soleil chauffera le sol, depuis le ciel tu le verras
Sous forme de pluie ou de larmes
Je vais donner à Dieu mes pages pour que tu les lises
Tu n'imagines pas combien d'heures longues dans les marées
À chercher des étoiles dans l'infini sans regarder sur mon toit
Car là tu en as mis plusieurs
Si coquettes et fugaces
Celles qui laissaient des zones de poètes sans message
Je rends hommage à ta lignée avec un langage solide
Tu as été le bolide... De mon courage
Avec ce stylo je fais mon voyage
Avec le chantage ironique de porter ton souvenir dans mes bagages
Tuant le temps à chercher dans la brise les atomes de vent avec l'essence de ton rire, perdant ton souffle, ton conte sur ma étagère
Ce n'est pas mon amour qui va lentement, c'est ma douleur qui va vite, tu as laissé avec ton départ des souvenirs intouchables
1000 étincelles
1000 histoires
Et 1000 empreintes indélébiles
Face à tout problème, tu ne cherchais pas de coupable
Car avant d'être grand-mère, tu as déjà été une bonne mère
Tu as été le phare de mon bateau naviguant à la dérive
Tu as été une flaque dans mon désert, tu as été le creux de ma blessure
Grand-mère... Je ne veux pas d'adieu, je t'aimerai quand je mourrai et je t'aimerai toute cette vie
Tu seras dans le ciel... Quand tu prendras ton envol
Aujourd'hui mon âme pleure à nouveau et mes fleurs d'hiver se fanent à nouveau
Tu resteras dans le temps, ton souvenir est éternel
Je ne crains pas l'obscurité, car d'un endroit je sais que tu pourras nous voir
Tu seras dans le ciel... Quand tu prendras ton envol
Aujourd'hui mon âme pleure à nouveau et mes fleurs d'hiver se fanent à nouveau
Tu resteras dans le temps, ton souvenir est éternel
Je ne crains pas l'obscurité, car d'un endroit je sais que tu pourras nous voir et que tu pourras nous voir.