El Gaban
Beatriz Adriana
Le Gaban
-Trrrrrrr Rajale-
Ce matin, le ciel était nuageux,
ce matin, le soleil a perdu sa lumière,
peut-être que c'est parce que tu n'es pas à mes côtés,
peut-être que c'est le smog du bus.
Ce matin, il faisait très froid,
Alors j'ai dû m'enrouler dans ton gaban,
ça et tes tongs, c'était tout ce que tu as laissé
quand tu es repartie à Michoacán.
Et ton gaban ne me laisse pas t'oublier,
ce gaban parle de toi chaque jour.
Il sent le pulque parce que pendant un mois
tu l'as porté, en te saoulant et c'est pour ça que je t'ai virée.
-Et t'es vraiment défoncé, mec, tu me l'as collé-
Ce matin, j'ai fait bouillir des feuilles de goyavier,
pour te souvenir, j'y ai mis beaucoup d'alcool,
j'ai bu trois jarres mais le froid ne partait pas,
et je continue avec des verres de zotol.
J'étais à moitié défoncé, espérant,
j'ai acheté un billet pour Morelia, Michoacán,
Là, tes parents m'ont donné cette nouvelle,
elle est partie vivre dans un maguellan à Periván.
Et ton gaban ne me laisse pas t'oublier,
ce gaban parle de toi chaque jour.
Il sent le pulque parce que pendant un mois
tu l'as porté, en te saoulant et c'est pour ça que je t'ai virée...
-Et maintenant tu me manques, mon âme-