Hijo Pródigo
Alan Sutton y las criaturitas de la ansiedad
Fils Prodigue
Ouais, ouais!
Ouais, ouais!
Papa guerre, maman culture pop
Le fils prodigue attendu de la mondialisation
Le voilà avec son avis, toujours prêt à discuter du dénouement de Game of Thrones
La pizza refroidit
Et il ne sait pas quoi regarder
N'importe quelle compagnie
Le fatigue après
Papa absent, maman n'a pas de stop
Les mardis, elle va en thérapie et quand elle sort, elle dit aller un peu mieux
Peut-être que tu le croiseras, mais fais gaffe à ce que tu dis, car il est facile à vexer
Et aujourd'hui, il n'a pas envie de réfléchir
Mais il va le faire quand même
Tout en regardant l'écran
À moitié ici, à moitié là
Il n'est nulle part
Et il est partout dans la ville
Dans la discussion au bar
À l'université
Dans le cri populaire et chez toi
Les machines arriveront
Elles nous conquerront
Mais elles ne le feront pas par la torture et la violence
Mais par la désinvolture et la tristesse
Ouais, ouais!
Il cherche un idole pop
Qui corresponde moralement et renforce sa définition de lui-même
Je ne sais pas si c'est bien
Mais si quelque chose ne lui plaît pas, il sera le premier à balancer la pierre
Les jours passent
Et il ne sait pas quoi faire
Il a de l'expérience à revendre
Mais il ne passe pas au niveau supérieur
Papa guerre, maman culture pop
Le fils prodigue attendu de la mondialisation
Ils arrivent par paquets
Chacun a son histoire, mais en vérité, c'est la même chanson
Celle qui parle d'un amour qui s'est perdu un jour
De la vie et de la mort
Et de l'insatisfaction
Qui ne trouve pas sa place
Et il est partout dans la ville
Dans ta façon de regarder
Ce n'est pas que je veuille critiquer
Ce n'est pas qu'il y ait mieux
Mais ça fatigue
Les machines finiront par partir
Elles nous abandonneront
Elles en auront marre qu'on les blâme
Pour des tristesses qui ont toujours été les nôtres
Ouais, ouais!
Ouais, ouais!
Ouais, ouais!
De la mondialisation