La Ultima Carta
Agustin Magaldi
La Dernière Lettre
Abandonnée et pauvre, comme une loque humaine
Dans les premières heures d'une matinée grise,
Une mère angoissée, mourant de chagrin
Dans une salle triste de l'hôpital Muñiz.
C'était une pauvre vieille, vaincue par la douleur
Elle avait une âme immense, un cœur si noble,
Tout l'amour d'une mère, si pur et sacré
Elle le donnait à son fils qui était en prison.
Mais elle n'eut même pas la chance de le voir
Elle demanda en vain le baiser filial,
Et elle serrait dans ses mains la dernière lettre
De son fils qui un jour, mourut en prison.
Une douce espérance animait sa vie
L'espoir béni de pouvoir l'étreindre,
À l'être cher et bon, que le destin maudit
L'a arraché pour toujours de la chaleur du foyer.
Une grimace angoissée jaillissait de ses lèvres
Qui n'ont pu embrasser son fils en mourant,
On aurait dit plutôt une ombre souffrante
Son pauvre petit corps fatigué de souffrir.